La lettre du CREPS

la_lettre
Cliquez pour consulter
la lettre du CREPS

Documentation

dossier
Cliquez pour accéder aux téléchargements

Nous contacter

CREPS du Centre
48 avenue du Maréchal Juin
18000 BOURGES
Tél 02.48.48.01.44
Fax : 02.48.48.06.06

Courriel : cr018@jeunesse-sports.gouv.fr


logo_msjs2  

Accueil Vidéos 1/4 de finale de la coupe de France de gymnastique masculine au CREPS
1/4 de finale de la coupe de France de gymnastique masculine au CREPS PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 11 Février 2010 13:38

JavaScript est désactivé!
Pour afficher ce contenu, vous devez utiliser un navigateur compatible avec JavaScript.


Au-delà d'une qualif' décrochée sans trop d'inquiétude, c'est le contenu du match des gyms berruyers qu'il convient de saluer. Car ce collectif peut - et veut - aller loin.

Complete Control. Grande, énorme chanson du Clash, balancée en avril 1977. La 4e piste du premier album, légendaire, du plus grand groupe punk de l'univers connu. Accessoirement, l'un des chevaux de bataille des concerts du gang de feu Joe Strummer. Un hymne. Une déflagration. Une manière d'être.

Les gymnastes berruyers sont un peu jeunes pour avoir connu ça en direct live, comme on dit aujourd'hui. Mais samedi après-midi, chez eux au Creps, ils étaient, eux aussi, en complete control. Du premier au dernier bonhomme, du premier au dernier agrès... Un pour tous, tous pour un, ce genre. Bref, c'était de la belle ouvrage, merci messieurs.

Tous l'ont souligné à la fin de la rencontre. À commencer par les deux entraîneurs emblématiques de l'équipe berruyère, Bruno Clément et Djamel Cheikh. « On savait que sauf impensable catastrophe, la qualification était largement à notre portée, résumait le second, également en charge du haut niveau au Creps de la Région Centre. On n'avait quasiment pas de pression quant au résultat ; il fallait juste que chacun soit à son niveau. Ce qui a été le cas. En revanche, un esprit d'équipe évident, palpable nous a accompagnés durant tout le match. Le groupe était solidaire comme rarement, c'est très positif et très précieux. Les plus jeunes - à commencer par Mathieu Chatiron - ont ainsi été remarquablement intégrés. Nos deux vétérans (Olivier Esquerre et Cyril Rigaud NDLR) ont très vite été rassurés, quand bien même ils étaient à court de préparation. Cet état d'esprit nous a enfin permis de compenser l'absence de Raph(Wignanitz NDLR), ce qui n'est pas rien non plus... »

Convalescent, tout juste revenu à l'entraînement « et encore, pas sur tous les agrès », l'ami Raph était néanmoins présent au bord du praticable, et jamais le dernier à encourager ses coéquipiers. En matière de signe fort, on fait difficilement mieux.

C'est en vrai grand club qu'elle est que la SM Bourges (forte de quelque 600 licenciés) a donc négocié ce quart de finale, à domicile. Face à leurs rivaux et néanmoins copains de Boulazac (renforcés par deux compétiteurs ukrainiens et deux Espagnols, les quatre de niveau international), les entraîneurs berruyers avaient décidé d'aligner une équipe du cru. Avec un natif de Bourges, Julien Saleur, et un Saint-Amandois, tous deux formés au club. Quant à Cyril Rigaud, tout nouveau Conseiller technique régional (CTR) de... gym, bien entendu, il est récemment revenu s'installer à Bourges.

« Nous avons plus que jamais la volonté de nous inscrire dans le quotidien de la cité, expliquait le président Patrick Dorie, ravi du comportement d'ensemble de sa troupe. Raphaël Wignanitz, Gaël Da Silva ont été formés à la SMB, y ont progressé jusqu'à intégrer l'Insep et l'équipe de France. Notre filière est efficace, nos enseignants compétents nous sommes dans le vrai avec des garçons comme Julien Saleur, bientôt Mathieu Chatiron. La voie à suivre est là, évidente ! Toute l'équipe dirigeante travaille en ce sens : les idées sont là, l'énergie, les objectifs à moyen et long terme (*)»

Le président du comité du Cher de gym (et ancien patron du club), Bernard Lançon, ne dira pas le contraire, ravi de son après-midi. Tout comme Rachid Moqaddem, premier vice-président du club, revenu du Brésil où il travaille (à Rio de Janeiro NDLR) « pour ne pas manquer ça ».

Un club, un vrai, on se tue à vous le répéter. Où chacun est persuadé « que ça peut aller au bout » en coupe, selon l'expression de Bruno Clément. Animés par une foi pareille, les Berruyers seront coriaces cette saison.

Source : Le Berry du 22 février 2010.